Crans-Montana – Pour les professionnel·le·x·s
La gravité de la situation à Crans-Montana a conduit à l’élaboration de recommendations fédérales extraordinaires destinées à étendre les prestations de l’aide immédiate, afin d’adapter la réponse aux besoins des victimes.
Le Centre LAVI Vaud a mis en place un numéro d’appel direct pour les victimes, leurs familles et les professionnel·le·x·s : 021 631 03 95
La FAQ ci-dessous et la présentation vidéo (disponible sur demande) ont pour but de soutenir les professionnel·le·x·s ayant pris en charge des victimes et leurs proches.
Qui prend en charge les victimes et pourquoi s’adresser à la LAVI ?
La prise en charge des victimes relève du Centre LAVI (CLAVI).
La LAVI est l’instance de référence car elle offre une prise en charge globale, coordonnée et gratuite, indépendante du dépôt d’une plainte pénale.
S’adresser à la LAVI permet notamment :
- une évaluation globale des besoins (psychologiques, médicaux, financiers, juridiques),
- l’accès aux aides financières prévues par la loi (frais médicaux, hébergement, transport, frais d’avocats)
- un soutien des intervenants LAVI dans la prise en charge des victimes et de ses proches,
La LAVI intervient de manière subsidiaire, afin de compléter les autres dispositifs (assurances, assurances sociales) et d’éviter que les victimes ne supportent seules les conséquences de l’infraction.
Remboursement des frais de psychothérapie : la prescription médicale, est-elle nécessaire ?
Une prescription médicale est nécessaire pour les remboursements des frais par les assurances. En cas de difficultés à obtenir une prescription médicale, le CLAVI pourra réfléchir à une solution avec la victime et / ou ses proches pour maintenir la prise en charge.
Dans tous les cas, la victime doit être orientée vers le Centre LAVI.
La LAVI étant subsidiaire, la présence d’une prescription permet :
- la prise en charge par l’assurance maladie (LAMal) et accident,
- le paiement par la LAVI de la franchise et de la quote-part.
À qui envoyer la facture ?
La facture doit être envoyée à l’assurance maladie ou accident, selon la procédure habituelle.
Ensuite :
- si la victime a avancé les frais, la LAVI rembourse la victime et ou ses proches sur présentation du décompte de prestations (franchise / quote-part),
- si le psychothérapeute facture directement à l’assurance, la LAVI prend en charge la part non couverte par l’assurance.
Faut-il être psychothérapeute reconnu pour la prise en charge des victimes de Crans-Montana par la LAVI ?
Non. Des exceptions sont prévues dans le contexte actuel. Un·e psychologue non reconnu·e comme psychothérapeute peut intervenir, à condition d’avoir une expérience adéquate dans l’accompagnement des victimes et du trauma.
Personnel médical (psy, infirmier-ère, ambulancier) ayant besoin de débriefer, que faire ?
Le groupe d’action cantonal nommé par le conseil d’Etat évalue actuellement quelles réponses apporter à ces demandes. N’hésitez pas à vous adresser au CLAVI, même si nous n’avons pas de réponse de suite, nous reviendrons vers vous avec des pistes de solutions.
Les frais d’hébergement et de transport des proches sont-ils pris en charge ?
Les frais d’hébergement des proches peuvent être pris en charge, dans le cadre de l’aide de la LAVI, lorsque la victime est hospitalisée hors Canton du domicile. Les frais de transports en lien avec l’infraction (rendez-vous médicaux, visite hôpital, rendez-vous juridiques) sont pris en charge selon les recommandations et les normes LAVI.
Qui peut bénéficier des prestations LAVI ?
Dans le cas de l’incendie catastrophique de Crans-Montana, la statut de victime est reconnue pour :
- Les personnes décédées
- Les personnes blessées
- Les personnes présentes dans le local au moment des faits
- Les personnes qui ont pénétré dans le local en feu afin de tenter de sauver des personnes
Il convient de préciser autant que possible quelles autres personnes ont également droit à des prestations d’aide aux victimes.
Il est donc recommandé de reconnaitre le statut de victime lorsques les deux critères suivants sont remplis cumulativement :
- Critère de délimitation spatiale et temporelle : présence à proximité immédiate du lieu de l’incendie (mais à l’extérieur du local) jusqu’à ce que les secours aient prodiqué les premiers osins aux blessé·e·x·s
- Critère de délimitation matériel ou personnel : rendre crédible une peur pour l’intégrité physique d’un proche
De même, la qualité de victime doit être reconnue aux proches de tous les groupes de personnes mentionnés ci-dessus.
Est-ce les témoins peuvent être reconnu comme victime selon la LAVI ? Faut-il prouver le statut de témoin ?
Oui, les témoins qui sont rentrés dans le bar pour apporter une aide aux victimes peuvent être reconnus victimes au sens de la LAVI, selon les recommandations exceptionnelles du 23.01.26.
Aucune preuve formelle n’est exigée pour reconnaître le statut de témoin dans le cadre de l’aide LAVI.
En tant que professionnel·le de la santé mentale, vous avez géré des suivis de patient·e·x·s en lien avec la situation de Crans-Montana, pour lesquels vous ignorez la possibilité d'une prise en charge financière. Que faire ?
Le centre LAVI pourra vous renseigner sur les possibilités de prise en charges selon l’octroi du statut LAVI via le 021 316 03 95.
Documents
Nous vous remercions de prendre connaissance et remplir le formulaire correspondant.
L’utilisation de ces formulaires est réservée aux victimes de l’incendie de Crans-Montana. Merci de votre compréhension.
Merci de cliquer sur le lien ci-dessous et d’entrer le mot de passe qui vous a été transmis afin d’accéder aux formulaires.
La LAVI dans le cadre de l’incendie de Crans-Montana
Pour avoir plus de détails sur le fonctionnement de la LAVI dans le cadre du drame de Crans-Montana, consultez le PDF ad hoc.
Revoir la séance d’information pour les professionnel·le·s de santé mentale
Captation de la séance d’information et d’échanges entre le personnel de santé mentale et le centre LAVI.
Accès protégé par mode de passe – Demande au 021 631 03 95
15 janvier 2026
Loi sur l’Aide aux Victimes d’Infractions
La LAVI (Loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infractions) est entrée en vigueur en 1993. Elle a été modifiée le 23 mars 2007 avec application au 1er janvier 2009. Tous les cantons ont un centre de consultation offrant des prestations gratuites dans un cadre confidentiel.
Autres bases légales
- Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst.), art.124.
- Ordonnance du 27 février 2008 sur l’aide aux victimes d’infractions (Ordonnance sur l’aide aux victimes, OAVI).
- Loi vaudoise d’application de la loi fédérale du 23 mars 2007 sur l’aide aux victimes d’infractions (LVLAVI)
- Convention européenne du 24 novembre 1983 relative au dédommagement des victimes d’infractions violentes.
- Code de procédure pénale suisse (Code de procédure pénale, CPP) du 5 octobre 2007.
Les Centres LAVI du Canton de Vaud sont gérés par la Fondation PROFA qui agit sur mandat de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS).